J’ai entamé des études de droit en septembre 2013, en réaction à l’affaire au centre de laquelle se trouvait mon oncle, Vincent Lambert. Hospitalisé au CHU de Reims, en état végétatif depuis 2008, le chef de service d’alors avait décidé l’arrêt de ses traitements, sans prévenir ni ses parents, ni ses frères et sœurs. En mai 2013, le tribunal administratif a ordonné la reprise de son hydratation et de son alimentation artificielles. S’en est suivi un long combat médiatique, juridique et médical, dont j’ai tiré un livre, “pour qu’il soit le dernier”, paru aux éditions Robert Laffont (les première et quatrième de couverture du livre sont visibles ici).

J’ai passé le barreau en septembre 2017, et suis entré à l’école du formation du barreau en janvier 2018. L’affaire n’avait pas encore trouvé de conclusion, à cette époque. J’ai progressivement commencé à faire des recherches et à rédiger des mémoires moi-même, toujours sous la supervision de mes avocats. Ce qui est tristement dénommé « l’affaire Vincent Lambert » s’est terminé en juillet 2019.

J’ai prêté serment le 26 février 2020.

Le CHU de Reims étant un établissement hospitalier public, il relève au contentieux du droit administratif, dans lequel je me suis donc plongé dès ma deuxième année de droit. J’allais en découvrir les arcanes, les aspects positifs, mais aussi les paradoxes, les contradictions et les insuffisances éventuelles.

J’ai ainsi une formation publiciste, plutôt orientée droit administratif. Ce dernier traite des litiges opposant les administrés à l’administration au sens large. Il balaie beaucoup de problématiques différentes (droit de la commande publique, droit des collectivités territoriales, droit de la fonction publique, mais aussi la défense des libertés fondamentales, le droit européen, que ce soit celui des droits de l’Homme ou celui de l’Union européenne, fiscal…).

C’est un droit à part entière, complexe, mais beaucoup des matières qu’il aborde sont du reste également abordées en droit judiciaire, qui traite plutôt des litiges opposant des personnes. Parfois, notamment au pénal, le droit judiciaire peut d’ailleurs juger des fonctionnaires dont le juge « naturel » est le juge administratif. De sorte que ces deux droits ne sont pas hermétiques l’un à l’autre. On dit souvent, mais c’est à prendre avec des pincettes tant les procédures entre ces deux ordres sont différentes, qu’il est plus facile de passer de la pratique administrative à la pratique judiciaire que l’inverse.

Ma formation me permet donc de pratiquer également des droits transversaux, qui mettent en jeu les deux droits reconnus en France : le droit judiciaire et le droit administratif. Il en va ainsi du droit de la santé, du droit des étrangers, du droit de l’urbanisme, du droit fiscal, du droit de la fonction publique ou encore, évidemment, de tout ce qui concerne les droits de l’homme et les libertés publiques.

Je suis enfin collaborateur à temps partiel au sein du cabinet de maître Cornelie-Weil. J’y gère le département réparation du préjudice corporel. Les litiges ont principalement lieu devant le juge judiciaire, de sorte que cette collaboration me permet également d’élargir ma formation de professionnel du droit, pour être aussi compétent devant le juge judiciaire que devant le juge administratif.

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