Le droit de l’urbanisme s’entend de toutes les règles, européennes, nationales et locales, destinées à encadrer notamment les constructions immobilières dans les espaces urbains et les territoires sur lesquels ils ont une influence.

Ces constructions doivent se faire en cohérence avec les documents de planification spatiale adoptés à l’échelon considéré (souvent communal), lesquels reflète la volonté d’atteindre des objectifs esthétiques, écologiques, capitalistes ou autres.

Il permet notamment de contester les permis de construire délivrés en violation de ces règles, ou de dénoncer les fraudes mises en place pour obtenir lesdits permis de construire, qui sont donc en apparence légaux.Il permet également de contester la légalité desdites règles au regard de règles qui leur sont supérieures.

Il permet aussi d’encadrer le droit de préemption des communes, qui leur permet de se porter acquéreuses d’un bien immobilier en lieu et place de l’acheteur original, généralement au montant envisagé par le contrat de vente.

Dès lors que la préemption met en jeu la propriété privée, mais que le droit de l’urbanisme a une connotation plutôt publique, du fait des décisions administratives qu’il régule, la procédure de préemption est composée de deux phases, l’une ayant lieu devant le juge administratif (juge « naturel »), l’autre devant le juge judiciaire (garant de la propriété individuelle).